Une véritable démonstration de force populaire a eu lieu ce mardi 3 novembre à Uvira, dans la province du Sud-Kivu. À l’initiative du gouverneur Jean-Jacques Purusi, plus de 100 000 citoyens sont descendus dans la rue lors d’une marche pacifique massive visant à dénoncer les violences armées et à exiger le retour définitif de la paix dans l’est de la République démocratique du Congo.
Munis de banderoles et de calicots, les manifestants ont arpenté les artères principales de la ville pour exprimer leur indignation face à l’insécurité attribuée au FRN-M23, mouvement accusé par la population d’ bénéficier du soutien du Rwanda. En raison de cette forte mobilisation, les activités socio-économiques ont tourné au ralentissement tout au long de la journée dans l’ensemble de la ville.
Un appel direct à l’action internationale et à la résistance
Le cortège, conduit en personne par le gouverneur de province, s’est ébranlé depuis la « Maison Orange » pour culminer au rond-point Monument. Tout au long du parcours, les voix se sont élevées pour exiger des réponses concrètes et immédiates face à la dégradation sécuritaire.
Prenant la parole lors du rassemblement, Potien Musomerwa, cadre du parti BRCP RDC, a insisté sur l’urgence d’appliquer sans détours l’ensemble des résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies encadrant la crise dans la région.
S’adressant à la foule, le gouverneur Jean-Jacques Purusi a salué la bravoure de la population et a appelé les habitants des zones sous occupation à « maintenir la résistance », tout en rappelant les engagements et efforts diplomatiques et militaires du chef de l’État pour restaurer la souveraineté nationale.
Cette grande dynamique citoyenne ne s’est pas limitée à Uvira : des marches similaires ont également été signalées à Bunyakiri, Fizi et Baraka, illustrant un ras-le-bol généralisé et un élan d’unité à travers toute la province face aux agissements du FRN-M23.
Avec Okapi







