Kinshasa, 21 septembre 2026 – Envoyé spécial
C’est le même parcours, parce que c’est la même délégation.
Dans la nuit du 18 septembre 2026, le Dr Lohanga Konga, Ambassadeur Itinérant pour la Diplomatie Culturelle et Spirituelle, quitte précipitamment Nkamba Nouvelle Jérusalem pour rejoindre Kinshasa, avant de prendre la direction d’Addis-Abeba. Objectif : participer aux travaux du Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) de l’Union Africaine consacrés au Bassin du Congo.
Bujumbura d’abord, New York ensuite
Le 18 septembre, à Bujumbura, la 18e session du Comité Technique Spécialisé Défense (CTSDSS) adopte un rapport présenté comme crucial pour la RDC, notamment sur le respect de sa souveraineté, son intégrité territoriale et l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité de l’ONU.
« On ne sécurise pas un peuple avec seulement des soldats. On le sécurise quand il vit dans sa propre histoire », plaide l’Ambassadeur Itinérant devant le CPS.
Son dossier porte sur « Papa Simon Kimbangu, acteur des relations internationales pour la paix ».
Né le 12 septembre 1887 à Nkamba, Papa Simon Kimbangu est notamment associé à la guérison de Maman Nkiantondo, le 6 avril 1921 à Ngombe-Kinsuka, puis à la tentative d’arrestation du 6 juin 1921. Sa réponse, présentée comme fondatrice d’une démarche de non-violence politique en Afrique, reste résumée par cette formule : « Ne rendez pas le mal pour le mal. »

Condamné à mort le 3 octobre 1921, après avoir subi 120 coups de fouet, sa peine est commuée en prison à vie. Il meurt le 12 octobre 1951 à Elisabethville, après 30 années de détention, à quelque 2.000 kilomètres de son village natal.
De cette souffrance serait née une route devenue symbolique : Nkamba – Thysville – Elisabethville, la Route du Chemin de la Passion. Selon le dossier présenté, quelque 37.000 familles auraient été déportées, tandis que le mouvement issu de cette histoire allait progressivement prendre une dimension mondiale.
Proposition au CPS
La proposition portée devant le CPS serait de faire adopter cette Route comme « Itinéraire Panafricain de Mémoire et de Paix » par l’Union Africaine, à l’image du chemin de Compostelle en Europe.
Phase 2 : l’ONU éclaire
Du 22 au 28 septembre, le dossier doit être porté à New York, dans le cadre de la 81e Assemblée générale des Nations Unies, autour du thème : « Rétablir la confiance ».
La délégation est chapeautée par S.E. Madame la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka, mandatée par le Président Félix Tshisekedi pour porter la voix de la RDC.

Le travail préparé au niveau de l’Union Africaine doit ainsi être poursuivi à New York, avec notamment une demande de mandat à la Commission de l’UA afin de saisir l’UNESCO en vue de la reconnaissance de Nkamba Nouvelle Jérusalem Ville Sainte comme Patrimoine Culturel et Spirituel de l’Humanité.
Phase 3 : Nkamba célèbre
Le retour est prévu le 12 octobre 2026 à Nkamba, pour un double anniversaire présenté comme hautement symbolique :
- L’Homme : la mémoire de la disparition physique de Papa Kimbangu, le 12 octobre 1951 ;
- Le Spirituel : la naissance d’une nation spirituelle et la victoire de l’esprit sur les chaînes.
L’UA prépare, l’ONU éclaire, Nkamba célèbre.
Contact Presse : Ambassade Itinérante – Diplomatie Culturelle et Spirituelle – Dr Lohanga Konga
Rédaction
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