Les violences des ADF se poursuivent dans l’est de la République démocratique du Congo. Après avoir endeuillé les territoires de Beni et de Lubero ces dernières semaines, les assaillants d’origine ougandaise, affiliés à l’État islamique, ont frappé de nouveau, cette fois dans le territoire d’Irumu, en Ituri.
Dans la nuit du mercredi 17 au jeudi 18 septembre 2025, le village d’Idohu a été la cible de leur attaque. Selon la Convention pour le respect des droits humains (CRDH/Irumu), le bilan provisoire fait état de deux civils tués, trois enfants blessés par balles et plusieurs commerces pillés.
« C’est grâce à l’intervention des militaires des FARDC que nous avons pu repousser l’ennemi et libérer des otages », a indiqué Christophe Munyanderu, coordonnateur de la CRDH, saluant l’action de l’armée congolaise qui a limité l’ampleur du drame.
La recrudescence de ces attaques suscite une vive inquiétude au niveau politique. Le député national Élie Kambale Vaghumawa, élu de Beni, a adressé le 16 septembre une question écrite au ministre de la Défense. Il exige des explications précises et accuse le gouvernement d’inaction face à ce qu’il décrit comme « une extermination » et « un génocide ».
L’élu réclame des mesures urgentes et concrètes afin de protéger les populations civiles, victimes des exactions des ADF depuis plus de dix ans.
Avec LP
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