Dans une correspondance datée du 30 décembre 2025, le Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a enjoint le Procureur Général près la Cour de Cassation d’ouvrir une action publique contre deux proches collaborateurs du Ministre des Finances.
L’étau se resserre autour de certains conseillers du Ministère des Finances. Selon un document officiel dont nous avons pris connaissance, Trésor KIALA et Yannick ISASI, respectivement Chargé d’Études et Conseiller à la Trésorerie, sont visés par une injonction de poursuites judiciaires.
Des soupçons de « rétro-commissions » de 15%
L’affaire, qui ébranle les couloirs du gouvernement à Kinshasa/Gombe, porte sur des faits présumés de corruption et de concussion. Selon la lettre du Garde des Sceaux, ces agents sont accusés d’entraver le recouvrement des honoraires dus aux Avocats de la République par l’État congolais.
Le grief est précis et grave : les personnes citées, ainsi que d’autres complices non encore identifiés, exerceraient des pressions systématiques sur les créanciers. Ils exigeraient un versement de 15% du montant global des honoraires avant toute validation de l’ordre de paiement informatisé (OPI).
Une injonction ferme
S’appuyant sur l’article 70 de la loi organique relative à l’organisation et au fonctionnement des juridictions de l’ordre judiciaire, le Ministre Guillaume Ngefa souligne que ces pratiques bloquent indûment des paiements qui ont pourtant déjà fait l’objet d’un feu vert de la part du Directeur de Cabinet du Président de la République.
Le Ministre de la Justice indique avoir joint au dossier les pièces transmises par le « Collectif des Avocats de la République », qui s’estime lésé par ce circuit financier parallèle au sein du Ministère des Finances.
Vers un grand déballage ?
Cette injonction a été transmise pour information au Président de la République, à la Première Ministre ainsi qu’au Ministre des Finances lui-même. Elle marque une volonté affichée de moralisation de la gestion publique et de lutte contre les réseaux de « commissionnaires » qui parasitent l’administration.
Le Procureur Général près la Cour de Cassation est désormais attendu sur ce dossier pour établir les responsabilités et déterminer si ce système de « 15% » est une pratique isolée ou un réseau plus vaste au sein de l’appareil financier de l’État.

Par la Rédaction
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