Selon des sources proches du dossier, les États-Unis auraient officieusement demandé aux autorités congolaises de renforcer la surveillance de certains hommes d’affaires libanais opérant en République démocratique du Congo, parmi lesquels figure en tête Saleh Ali Assi, surnommé le « roi du pain ». Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la lutte américaine contre le financement présumé du Hezbollah, mouvement chiite libanais classé comme organisation terroriste par Washington et plusieurs autres pays.
Dès 2019, le Trésor américain avait imposé des sanctions à l’encontre de Saleh Ali Assi, l’accusant de soutenir financièrement le Hezbollah. En réaction, la Banque Centrale du Congo (BCC) aurait ordonné, la même année, le gel des avoirs de l’homme d’affaires et de ses entreprises, dont les plus connues sont « Pain Victoire », « Minocongo », « Inter aliments » et « TRANSGAZELLE ».
Selon un communiqué gouvernemental rendu public le lundi 16 décembre 2019, cette mesure faisait suite à la 14e réunion du Conseil des ministres, présidée par le président Félix Tshisekedi. Le compte rendu officiel précise que la BCC avait alors instruit l’Union congolaise des Banques de bloquer tous les comptes affiliés à Saleh Assi ainsi que l’ensemble des transactions liées à ses sociétés.
Sous l’administration Donald Trump, Washington aurait également sollicité Kinshasa afin d’identifier les banques congolaises détenant des comptes liés à cet homme d’affaires libanais. Soupçonné de servir de relais financier au Hezbollah en Afrique centrale, Saleh Ali Assi reste aujourd’hui sous sanctions américaines, tandis que les autorités congolaises poursuivent leurs investigations.
Africa Intelligence
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