À l’occasion du 12 octobre 2026, une rétrospective met en lumière quatre grandes étapes de l’évolution de Nkamba, ville sainte du kimbanguisme, entre réorganisation spirituelle, développement des infrastructures, reconnaissance institutionnelle et projets de modernisation.
De 2001 à 2026, Nkamba Nouvelle Jérusalem a connu, selon la chronologie présentée par le Dr Lohanga Konga, ambassadeur itinérant chargé de la diplomatie culturelle et spirituelle, plusieurs évolutions majeures sous la direction de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, chef spirituel de l’Église de Jésus-Christ sur la Terre par son envoyé spécial Simon Kimbangu (EJCSK).
Cette période de 25 ans est présentée comme celle d’une transformation progressive d’un haut lieu de spiritualité en un centre disposant d’infrastructures religieuses, sanitaires, éducatives, culturelles et économiques. Le parcours est organisé autour de quatre grandes étapes.
2001-2003 : la réorganisation spirituelle de l’Église
La première étape est consacrée à la consolidation de l’autorité spirituelle et à la réorganisation de l’Église. Le 2 avril 2002 marque, selon cette chronologie, l’installation officielle de Simon Kimbangu Kiangani comme représentant légal.
En octobre de la même année, une assemblée générale extraordinaire est organisée dans un contexte de réorganisation interne. L’année 2003 constitue également un moment important dans l’affirmation doctrinale du kimbanguisme, avec la proclamation de la place de Papa Simon Kimbangu dans la foi kimbanguiste.

Cette période est aussi associée au lancement de RATELKI, le réseau de télécommunications de l’Église, ainsi qu’à des initiatives visant à améliorer l’accès à l’eau potable à Nkamba.
L’objectif de cette première phase est ainsi présenté comme la consolidation des fondements spirituels et organisationnels nécessaires aux réalisations ultérieures.
2009-2015 : construire la Nouvelle Jérusalem
La deuxième étape est marquée par les infrastructures et la valorisation du patrimoine spirituel de Nkamba.
Le 10 octobre 2009, les restes de Maman Muilu sont exhumés à Ngombe-Kinsuka, avant leur réinhumation à Nkamba, le 12 octobre 2009, dans le lieu appelé Kinlongo. Cet événement occupe une place particulière dans la mémoire kimbanguiste et contribue à la portée symbolique de la date du 12 octobre.
Entre 2009 et 2013, plusieurs réalisations sont attribuées à cette période, notamment la construction de dix résidences VIP destinées à différentes structures et délégations, ainsi que le développement d’établissements scolaires et de la Cité des Jeunes Nzanza Bisadi.

Les années 2014 et 2015 sont, quant à elles, associées aux premières étapes du projet de Musée Papa Simon Kimbangu, destiné à préserver et à transmettre la mémoire historique du kimbanguisme.
À travers ces initiatives, Nkamba est appelée à remplir une double fonction : demeurer un centre de pèlerinage et renforcer ses capacités d’accueil, d’éducation et de conservation du patrimoine.
2010-2023 : vers une reconnaissance nationale accrue
La troisième étape concerne la reconnaissance institutionnelle et historique de l’héritage de Papa Simon Kimbangu.
Le 1er juillet 2010, Papa Simon Kimbangu est élevé au rang de Grand Cordon dans l’ordre des Héros nationaux Kabila-Lumumba, selon la chronologie présentée.
Le 22 juillet 2011, la Haute Cour militaire annule sa condamnation à mort prononcée en 1921. Cette décision constitue un événement majeur dans la réhabilitation judiciaire de la figure historique de Simon Kimbangu, condamné sous l’administration coloniale belge.
Un autre jalon important intervient en mars 2023 avec la reconnaissance légale du 6 avril comme jour férié en République démocratique du Congo, consacrant la mémoire du combat de Simon Kimbangu et de la conscience africaine. Cette reconnaissance est présentée comme l’aboutissement d’un long processus de valorisation nationale de son héritage.
Le 12 octobre 2023 marque également, selon le document de référence, le lancement officiel de la Route de la Passion reliant Mbanza-Ngungu à Nkamba. Ce projet est associé au renforcement de l’accessibilité de la ville sainte et au développement des déplacements des pèlerins.
Cette phase traduit ainsi une volonté de faire dépasser à l’héritage kimbanguiste le seul cadre confessionnel pour lui donner une place plus visible dans la mémoire collective congolaise.
2019-2026 : modernisation et vision Nkamba 2035
La quatrième étape est celle des infrastructures modernes et des perspectives de développement à long terme.
En 2019, la chronologie met en avant l’électrification de Nkamba à travers un dispositif de 70 kV, le développement de l’Hôpital Diangienda ainsi que la première visite du président Félix Tshisekedi dans la ville sainte.
L’année 2021, marquée par le centenaire du début de la mission publique de Simon Kimbangu, est présentée comme une étape importante. Elle est notamment associée à l’inauguration du Musée Papa Simon Kimbangu et à la mise en service d’une imprimerie moderne.
En 2024, plusieurs initiatives sont évoquées, dont une amnistie spirituelle générale, un projet de bateau de pêche porté par l’AFKI et des activités de production agricole à Kounzoulou, en République du Congo.
Pour 2026, les projets mentionnés comprennent le développement des télécommunications avec l’appui du FDSU, la vision NKAMBA 2035, la construction annoncée de trente villas VIP à Nzanza Longa, l’aménagement de la tribune de Tadi et la réalisation d’un bâtiment administratif.
Ces projets s’inscrivent dans une ambition plus large : renforcer les capacités d’accueil de Nkamba, développer ses infrastructures et favoriser son évolution vers un pôle spirituel, culturel et économique mieux équipé.
Leur état d’avancement et leur calendrier de réalisation restent toutefois à préciser pour distinguer les ouvrages achevés de ceux qui sont encore en cours ou à l’étape de projet.
Le 12 octobre, une date au cœur de la mémoire kimbanguiste
Au-delà des infrastructures, le 12 octobre conserve une signification particulière dans la mémoire de la communauté kimbanguiste. La date renvoie notamment à la réinhumation de Maman Muilu à Nkamba, le 12 octobre 2009, événement auquel le Dr Lohanga Konga attribue une portée spirituelle et historique majeure.
Dans cette lecture, le retour de Maman Muilu à Nkamba symbolise le rassemblement de la mémoire familiale et spirituelle autour du lieu considéré comme le cœur du kimbanguisme.

Pour les fidèles, cette journée constitue ainsi une occasion de célébrer l’héritage de Papa Simon Kimbangu, de mesurer le chemin parcouru et de réfléchir aux ambitions futures de la ville sainte.
Nkamba 2035 : entre héritage et développement
Vingt-cinq ans après le début de la période retracée, le bilan proposé met en avant une évolution qui associe spiritualité, mémoire historique et construction d’infrastructures. De l’accès à l’eau potable aux projets d’électrification, en passant par l’hôpital, le musée, les établissements scolaires et les initiatives économiques, Nkamba est présentée comme un espace en transformation.
La vision NKAMBA 2035 prolonge cette ambition en plaçant la modernisation au cœur des perspectives d’avenir. Elle soulève également un enjeu essentiel : assurer la continuité des réalisations, leur entretien et leur contribution concrète aux conditions de vie des fidèles et des habitants.
À l’occasion du 12 octobre 2026, cette rétrospective proposée par le Dr Lohanga Konga invite ainsi à considérer les vingt-cinq dernières années comme une période charnière de l’histoire contemporaine de Nkamba Nouvelle Jérusalem.
De 2001 à 2026, le message mis en avant est celui d’une transformation qui entend conjuguer foi, mémoire, infrastructures et développement, tout en préparant les prochaines étapes de l’ambition NKAMBA 2035.
Dr Lohanga konga l’ambassadeur itinérant l’archéologie Africain GEM





