L’Assemblée nationale traverse une zone de turbulences sans précédent. Moins de vingt-quatre heures après le départ fracassant de Vital Kamerhe de la présidence, c’est au tour de Dominique Munongo Inamizi, rapporteure adjointe, d’annoncer sa démission.
Cette décision, officialisée ce lundi, intervient alors que la Chambre basse est secouée par une pétition visant plusieurs membres de son bureau, accusés de mauvaise gestion et de blocage du contrôle parlementaire.
Un geste symbolique aux répercussions politiques
Descendante d’une influente dynastie politique du Katanga, Dominique Munongo a longtemps résisté aux pressions, avant de céder. Selon ses proches, son retrait serait motivé par un « sens de responsabilité » et par la volonté de protéger l’image d’une institution déjà fragilisée.
Ce double départ, à la fois de Kamerhe et de Munongo, envoie un signal fort : l’équilibre interne du bureau s’effrite, et les lignes de force au sein de la majorité comme de l’opposition semblent appelées à bouger. Pour de nombreux observateurs, il ne s’agit plus d’un simple épisode de tensions, mais d’une recomposition politique en gestation.
Une personnalité marquée par le franc-parler
Élue rapporteure adjointe en mai 2024, Dominique Munongo s’était illustrée par ses interventions directes et son intérêt pour la gouvernance. Mais ses récentes prises de position, parfois jugées clivantes, avaient suscité des débats houleux, renforçant les divisions au sein même de la majorité.
Quelle suite pour le bureau de l’Assemblée ?
Avec deux départs majeurs enregistrés en moins de 24 heures, la crise institutionnelle s’accentue. Reste à savoir si d’autres membres visés par la pétition emboîteront le pas, ouvrant la voie à une refonte complète du bureau. Dans un pays où l’équilibre des institutions conditionne la stabilité politique, l’évolution de cette crise est suivie de près par l’opinion publique, la société civile et les partenaires étrangers.
LP
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