Un vent de contestation souffle sur l’Assemblée nationale. Depuis ce lundi 29 septembre, les agents administratifs ont lancé un mouvement de colère marqué par la fermeture des bureaux et l’absence des listes de présence. À travers ce geste fort, ils entendent faire entendre leurs revendications sociales, longtemps ignorées selon eux.
Des revendications jugées légitimes
Dans leur cahier de doléances, les agents exigent une série d’avantages sociaux qu’ils considèrent comme un droit fondamental :
la couverture des soins de santé pour eux-mêmes, leurs conjoints et leurs enfants ;
l’indemnité de logement et les allocations familiales ;
- l’indemnité de transport ;
- l’habillement au début de chaque session ordinaire ;
- les frais de scolarité pour les enfants ;
- le paiement d’un 13ᵉ mois ;
- les colis de fin d’année en espèces ou en nature ;
- l’indemnité de fin de carrière ;
- la prise en charge des frais funéraires.
Pour ces agents, ces avantages ne relèvent pas du luxe mais d’un droit, inscrit dans leur statut. Ils dénoncent une négligence persistante de leurs conditions de travail et de vie, qui alimente désormais une colère grandissante.
Un blocage qui menace le fonctionnement de l’institution
Cette grève administrative risque de paralyser une partie du travail parlementaire, surtout à l’heure où l’Assemblée nationale est appelée à traiter des dossiers de haute importance. Le silence du Bureau de l’institution, qui n’a pour l’instant donné aucune réaction officielle, contribue à accentuer la tension.
Une urgence sociale et politique
Au-delà des revendications salariales et sociales, cette crise révèle une réalité plus profonde : la précarité du personnel administratif dans une institution pourtant au cœur du pouvoir législatif. Une solution rapide semble indispensable, sous peine d’aggraver un malaise social déjà palpable au sein de l’appareil étatique.
LP
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