Kinshasa, le 20 juin 2026 – La réconciliation nationale ne se résume pas à des signatures d’accords au sommet de l’État ; elle se joue d’abord dans les rues de Kinshasa. C’est la thèse percutante développée par Madame Pierrette Gene lors du séminaire d’A.GO.RA. Abordant la dynamique « ami ou ennemi du peuple », elle a fustigé les comportements quotidiens — coupures de routes, déchets jetés dans les caniveaux, tarification abusive des transports, non-assistance aux blessés — qui sapent les fondements du vivre-ensemble.

Cette analyse clinique de la société a été soutenue par le Coordonnateur Faustin Mpako, qui a dénoncé les « mensonges collectifs » consistant à dire « Kinshasa est sale » ou « il y a des embouteillages » pour masquer notre propre irresponsabilité et l’anarchie de nos comportements. En écho, Maman Pierrette a rappelé dans son mot d’ouverture que la structure refuse les solutions verticales et exige une participation active et responsable de chaque citoyen pour rebâtir la confiance.


La dimension éthique de ce sursaut civique a été explorée par le reste du panel. Madame Iba Alda a qualifié le pays de « parcelle des ancêtres », imposant un devoir moral de protection contre les divisions internes et la balkanisation. Pour réparer ce tissu social abîmé par l’incivisme, Madame Nandy Angalikiana a proposé le pardon et la justice de proximité, érigeant la femme en pilier de l’éducation civique.

Enfin, Monsieur Jacques Lugeno a rappelé que l’anarchie comportementale est le symptôme d’un déficit d’autorité publique, plaidant pour un État fort capable de faire respecter la législation et l’ordre intérieur. La réconciliation, a résumé le public lors des débats, est d’abord une affaire de dignité humaine et de valeurs morales à reconquérir.
Rédaction
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