Une semaine après la marche mouvementée de la Coalition 64, l’UDPS a organisé à son tour ses propres marches ce mardi 22 septembre à Kinshasa. L’opposition dénonce un traitement inégal entre les deux mobilisations.
À Kinshasa, la marche organisée le mardi 22 septembre 2026 par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti au pouvoir, s’est déroulée sous l’encadrement de la police nationale congolaise. L’appel à manifester avait été lancé le 16 septembre par Augustin Kabuya, secrétaire général et président a.i. du parti, qui invitait militants, alliés politiques, confessions religieuses et mouvements estudiantins à soutenir le référendum et le dialogue national.
Cette mobilisation intervenait une semaine après la marche de la Coalition 64 (C64) du 15 septembre, conduite notamment par Martin Fayulu, Jean-Marc Kabund et Delly Sesanga contre toute révision constitutionnelle et un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi. Cette précédente marche s’était terminée dans la tension à Limete, avec usage de gaz lacrymogènes, des blessés et une vingtaine d’interpellations, selon un bilan provisoire du gouvernement provincial.
Au lendemain du 22 septembre, Jean-Marc Kabund et Delly Sesanga ont dénoncé une « politique de deux poids, deux mesures », estimant que leur propre marche avait été réprimée quand celle du parti présidentiel avait bénéficié d’un encadrement policier facilitateur.
Le ministre de la Justice a par ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire sur les violences du 15 septembre.
Rédaction
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