Diplomatie spirituelle : le Dr Lohanga Konga Jospin de retour à Kinshasa après sa mission à l’Union africaine et à l’ONU

  • Nation
  • septembre 27, 2026
  • 0 Comments
Read Time:5 Minute, 10 Second

Kinshasa, 26 septembre 2026 – Focus Toujours

Le Dr Lohanga Konga Jospin, ambassadeur itinérant mandaté par Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani, chef spirituel et représentant légal de l’Église kimbanguiste, est de retour à Kinshasa après une mission diplomatique à Addis-Abeba et à New York. Au cœur de cette démarche : la promotion de la paix, le rayonnement du kimbanguisme sur la scène internationale et la reconnaissance du patrimoine historique africain.

Arrivé à l’aéroport international de N’Djili ce samedi 26 septembre, le diplomate spirituel revient d’une mission qui l’a conduit auprès de l’Union africaine (UA) et des Nations unies (ONU), avec pour ambition de porter la mémoire de Papa Simon Kimbangu au-delà des frontières de la République démocratique du Congo.

De Nkamba à Addis-Abeba et New York

Selon les informations communiquées par son entourage, le Dr Lohanga Konga Jospin a quitté la ville sainte de Nkamba Nouvelle Jérusalem le 18 septembre 2026, avant de rejoindre Kinshasa puis Addis-Abeba, en Éthiopie.

Sa mission consistait notamment à participer à des échanges diplomatiques, socio-économiques et culturels, tout en représentant Nkamba dans le cadre des activités liées au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.

Le 19 septembre, il a présenté le dossier du Bassin du Congo, avant de poursuivre sa mission à New York, du 19 au 21 septembre, dans le contexte de la 81e Assemblée générale des Nations unies.

À travers ces différentes étapes, le représentant de l’Église kimbanguiste entendait promouvoir une approche de la paix fondée sur la mémoire historique, les valeurs africaines et le dialogue entre les peuples.

Le kimbanguisme présenté comme un instrument de rayonnement africain

Au cours de cette mission, le Dr Lohanga Konga Jospin a défendu une approche qu’il présente comme une contribution spirituelle et culturelle aux relations internationales.

Pour soutenir sa démarche, il s’est notamment appuyé sur une thèse universitaire du Professeur docteur Papa Bituvuidi Kiangani Zacko, intitulée : « Papa Simon Kimbangu, acteur principal dans les relations internationales pour la paix au monde ».

Cette réflexion académique sert de fondement à la présentation du kimbanguisme comme un instrument de soft power africain, c’est-à-dire une forme d’influence reposant sur la culture, les valeurs et le patrimoine plutôt que sur la contrainte.

Trois axes auraient ainsi structuré son plaidoyer : la valorisation d’une histoire africaine complète, la promotion du kimbanguisme comme levier d’influence culturelle et le développement de partenariats internationaux fondés sur des valeurs définies par les Africains eux-mêmes.

Cette démarche s’inscrit, selon l’ambassadeur itinérant, dans l’esprit de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, consacré à la vision d’une Afrique intégrée, prospère et pacifique.

Se référant aux échanges auxquels il affirme avoir pris part, le Dr Lohanga Konga Jospin rapporte que les dirigeants africains présents ont exprimé leur volonté de voir le continent parvenir à une libération totale.

La « Route de la Passion », un projet de mémoire panafricaine

Au-delà des échanges diplomatiques, l’un des principaux objectifs de cette mission concerne la reconnaissance de la route historique associée au parcours carcéral de Papa Simon Kimbangu.

Il s’agit de l’itinéraire Nkamba – Thysville – Élisabethville, présenté comme le Chemin de la Passion de Papa Simon Kimbangu, en référence aux trente années de détention qui lui sont attribuées, de 1921 à 1951.

Le Dr Lohanga Konga Jospin plaide pour l’inscription de cet itinéraire comme Itinéraire panafricain de mémoire et de paix auprès de l’Union africaine.

L’ambition serait de faire de ce parcours historique un lieu de mémoire, de transmission et de rapprochement entre les peuples africains, à l’image du chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle en Europe.

Ce projet s’inscrit également dans une démarche de reconnaissance des souffrances historiques du peuple congolais.

L’ambassadeur itinérant établit notamment un lien entre la mémoire de l’arrestation de Papa Simon Kimbangu, le 6 juin 1921 à Nkamba, et les violences qui continuent de toucher certaines régions de la RDC, notamment Beni.

Pour lui, la mémoire historique doit contribuer à nourrir les efforts de paix et à rappeler les conséquences des conflits sur les populations.

Un retour à Kinshasa avant le rapport à Nkamba

Après cette étape internationale, le Dr Lohanga Konga Jospin est attendu à Nkamba Nouvelle Jérusalem, où il devra présenter le compte rendu de sa mission à Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani.

Avant cette étape, son retour à Kinshasa devrait permettre aux médias nationaux et internationaux de recueillir ses premières impressions sur les échanges menés en Afrique et aux États-Unis.

À sa descente d’avion, l’ambassadeur itinérant a déclaré : « Avec la positivité de l’Union africaine et de l’Assemblée générale de l’ONU, le nom de Papa Simon Kimbangu a encore éclaté. »

Cette déclaration traduit sa satisfaction quant à la visibilité internationale qu’il estime avoir obtenue pour la figure historique de Papa Simon Kimbangu et pour les valeurs défendues par l’Église kimbanguiste.

Toutefois, les résultats institutionnels concrets de cette mission, notamment concernant la reconnaissance de la Route de la Passion, restent attendus.

Le 12 octobre, une date symbolique pour l’Église kimbanguiste

Les regards se tournent désormais vers le 12 octobre 2026, date à laquelle l’Église kimbanguiste commémore la disparition physique de Papa Simon Kimbangu, survenue à Élisabethville en 1951, et célèbre également l’anniversaire de naissance de Sa Divinité Papa Simon Kimbangu Kiangani.

C’est à l’occasion de cette échéance que les résultats de la mission diplomatique devraient être dévoilés, selon les informations communiquées par l’entourage du Dr Lohanga Konga Jospin.

En attendant, cette mission met en lumière une démarche qui cherche à associer spiritualité, diplomatie culturelle et mémoire historique dans la promotion de la paix en Afrique.

Pour ses initiateurs, l’enjeu dépasse le seul cadre de l’Église kimbanguiste : il s’agit également de faire reconnaître une partie de l’histoire congolaise et africaine comme un patrimoine susceptible de contribuer au dialogue et à la réconciliation entre les peuples.

Mots-clés : Dr Lohanga Konga Jospin, Papa Simon Kimbangu, Église kimbanguiste, diplomatie spirituelle, Union africaine, ONU, Nkamba Nouvelle Jérusalem, Route de la Passion, Bassin du Congo, RDC, paix en Afrique.

Rédaction


En savoir plus sur Kadiosha

Subscribe to get the latest posts sent to your email.

  • Related Posts

    • Nation
    • septembre 26, 2026
    • 244 views
    Crash de Kenge : une tragédie qui relance le débat sur les routes et les aéroports en RDC

    Entre Kinshasa, Kenge et Kikwit, le drame aérien du 25 septembre remet au centre du débat la question des infrastructures de transport, de l’occupation des sites aéroportuaires et des alternatives…

    • Nation
    • août 28, 2026
    • 384 views
    F. Tshisekedi veut tourner la page des crises et refonder l’État congolais

    Kinshasa, 27 août 2026 — Le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a officiellement annoncé le lancement du processus du Dialogue national pour la paix, la…

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *